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Gastronomie

Fruits et légumes d’automne : le calendrier de septembre à novembre et une soupe de potimarron

Maxime Martin 7 min de lecture
Fruits et legume automne : potimarron et légumes d’automne sur table

Pommes, poires, raisins, courges, poireaux et choux composent le panier d’automne. De septembre à novembre, les récoltes évoluent : les derniers légumes d’été côtoient d’abord les premières courges, puis les racines et les légumes-feuilles prennent davantage de place. Pour faire vos courses, retenez ce calendrier indicatif, à adapter au climat et aux récoltes de votre région.

Quels fruits et légumes choisir de septembre à novembre ?

Un produit de saison arrive à maturité pendant sa période habituelle de culture, dans une région donnée. La saisonnalité n’est donc pas identique partout en France : une figue peut encore se trouver sur un marché du Sud lorsque les étals d’une région plus fraîche ont déjà changé de visage.

Calendrier visuel des fruits et légumes d'automne de septembre à novembre
Calendrier visuel des fruits et légumes d’automne de septembre à novembre
Mois Fruits à privilégier Légumes à privilégier
Septembre Pomme, poire, raisin, figue, prune, premières noix et noisettes Tomate, aubergine et courgette en fin de saison, haricot vert, blette, betterave, carotte, premières courges
Octobre Pomme, poire, raisin, coing, noix, noisette, châtaigne, kaki selon les régions Potimarron, potiron, butternut, brocoli, chou-fleur, chou, poireau, carotte, navet, céleri-rave, épinard
Novembre Pomme et poire de conservation, coing en fin de saison, kaki, kiwi et clémentine selon les bassins de production Courges de conservation, poireau, chou, chou de Bruxelles, panais, topinambour, navet, céleri-rave, mâche, épinard, endive

Les pommes et certaines poires restent disponibles après leur récolte grâce à la conservation. Cela ne signifie pas qu’elles poussent tout l’hiver. De même, les champignons cultivés, comme le champignon de Paris, sont proposés toute l’année : leur présence dans les recettes automnales relève aussi des habitudes culinaires.

Pour varier sans compliquer les courses, choisissez deux fruits, un légume-feuille, une racine et une courge. Par exemple : pommes, poires, blettes, carottes et potimarron. Ce petit assortiment permet déjà de préparer des crudités, un accompagnement rôti, une soupe et un dessert.

Acheter de saison sans confondre local, prix et impact écologique

Un légume local n’est pas automatiquement de saison, et un fruit de saison n’est pas nécessairement local. Regardez d’abord l’origine, puis demandez au vendeur où et dans quelles conditions le produit a été cultivé. Au marché, en magasin ou dans un panier de producteurs, cette information est plus utile qu’une simple ambiance « terroir ».

Le guide officiel pour manger des fruits et légumes de saison – Découvrez les périodes de récolte et les conseils pratiques pour choisir des produits de saison tout en préservant la planète et votre budget.

La proximité ne résume pas l’empreinte écologique. Le chauffage d’une serre, le mode de transport, le stockage et le gaspillage comptent également. Privilégier une production de saison cultivée sans chauffage est une bonne piste, sans prétendre qu’un produit local sera toujours moins impactant qu’un produit venu d’ailleurs.

Côté budget, l’abondance des récoltes peut rendre certains produits plus accessibles, mais ce n’est pas une garantie. Comparez les prix au kilo et la part réellement consommée : une grosse courge n’est économique que si vous utilisez sa chair. Les fruits légèrement marqués conviennent souvent aux compotes, à condition d’écarter ceux qui présentent de la pourriture.

Quelques volumes donnent la mesure de ces productions : les récoltes françaises représentent notamment 235 246 tonnes de courges et potirons, 75 400 tonnes de champignons de Paris et 24 116 tonnes de blettes et cardes. Derrière les incontournables du panier, la blette mérite donc elle aussi une place dans les repas.

Des apports nutritionnels complémentaires, pas un aliment miracle

L’intérêt des fruits et légumes d’automne tient surtout à leur diversité. Ils apportent des fibres, de l’eau et différents micronutriments. Ils contribuent à une alimentation équilibrée, sans garantir à eux seuls l’absence de carences ni prévenir toutes les infections saisonnières.

  • Courges et carottes : leurs pigments comprennent des caroténoïdes, dont certains peuvent être transformés en vitamine A par l’organisme.
  • Choux et brocolis : ils apportent notamment de la vitamine C, des folates et des fibres, en proportions variables selon le légume et sa préparation.
  • Pommes et poires : elles contiennent des fibres, dont des pectines. Garder la peau lorsqu’elle est comestible et bien lavée contribue à l’apport en fibres.
  • Noix et noisettes : elles fournissent des matières grasses majoritairement insaturées, ainsi que des fibres. Choisissez-les de préférence non salées.
  • Châtaignes : plus riches en amidon que la plupart des fruits frais, elles trouvent leur place dans un accompagnement nourrissant.

Alternez les préparations plutôt que de chercher une cuisson parfaite pour tous les produits. Une salade de chou finement émincé apporte du croquant ; des légumes cuits sont souvent plus faciles à mâcher. Pour limiter la perte de certaines vitamines sensibles à la chaleur et à l’eau, évitez les cuissons inutilement longues. Dans une soupe, le bouillon de cuisson est consommé avec les légumes.

Une soupe de potimarron pour cuisiner simplement le panier

Cette soupe pour 4 personnes associe la douceur du potimarron à une base de poireau. Prévoyez environ 15 minutes de préparation et 25 minutes de cuisson. Elle peut servir d’entrée ou accompagner une tartine garnie pour un repas plus complet.

Les ingrédients

  • 800 g de potimarron épépiné, poids de chair préparée ;
  • 1 poireau moyen ;
  • 1 oignon ;
  • 1 cuillère à soupe d’huile d’olive ;
  • 750 ml d’eau ou de bouillon de légumes peu salé ;
  • 2 cuillères à soupe de crème, facultatives ;
  • du sel, du poivre et une pincée de muscade.

La préparation pas à pas

Choisissez un potimarron sain et lavez-le soigneusement. Sa peau peut être conservée si elle devient tendre à la cuisson ; retirez les parties abîmées. Fendez le poireau pour éliminer la terre entre ses feuilles, puis rincez-le.

  1. Émincez l’oignon et le poireau. Coupez le potimarron en cubes de taille régulière.
  2. Faites chauffer l’huile dans une casserole. Ajoutez l’oignon et le poireau, puis faites-les revenir doucement pendant 5 minutes sans les laisser brûler.
  3. Ajoutez le potimarron et le bouillon. Portez à frémissement, couvrez et laissez cuire environ 20 minutes, jusqu’à ce que les morceaux s’écrasent facilement.
  4. Mixez en prenant garde aux projections. Ajoutez un peu d’eau si la texture est trop épaisse, puis incorporez éventuellement la crème.
  5. Assaisonnez après avoir goûté, surtout si le bouillon est déjà salé. Servez chaud avec la muscade.

Pour varier, remplacez une partie du potimarron par des carottes. Quelques noisettes concassées au moment de servir apportent du contraste. Les poires peuvent, elles, être pochées séparément pour le dessert : inutile de multiplier les ingrédients pour composer un menu automnal.

Conserver chaque produit selon son rythme

Le bon rangement commence au retour des courses. Retirez les feuilles abîmées et surveillez les fruits meurtris, qui doivent être consommés rapidement. Évitez de laver à l’avance les produits fragiles : l’humidité résiduelle peut accélérer leur dégradation.

  • Courges entières : gardez-les dans un endroit sec, aéré, à l’abri du gel. Une fois coupées, placez-les au réfrigérateur et utilisez-les rapidement.
  • Poireaux, carottes et légumes-feuilles : rangez-les dans le bac à légumes, en protégeant les feuilles du dessèchement.
  • Pommes et poires : stockez-les au frais et vérifiez régulièrement leur état. Éloignez-les des végétaux sensibles à l’éthylène qu’elles dégagent.
  • Noix et noisettes : conservez-les au sec ; une fois décortiquées, protégez-les de la chaleur et de la lumière.

Pensez aussi votre panier selon un horizon de consommation : les épinards et les poires mûres pour les premiers repas, les carottes et les pommes ensuite, la courge intacte pour plus tard. Ce classement par échéance, plutôt que par recette, laisse de la souplesse aux menus tout en réduisant les oublis au fond du réfrigérateur.

Enfin, congelez les surplus avant qu’ils ne s’abîment : soupe refroidie rapidement, compote en portions ou légumes préparés selon leurs besoins. Un panier bien utilisé vaut mieux qu’un panier très varié dont la moitié finit jetée.

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